Tout dans sa façon de faire est franchise.
Il écrit les choses comme il les voit, donc nous y transporte: Sasseneire, Derborence, Echallens.
Il se perd à décrire la nature du Pays, celui qu’il aime et qui est le sien.
Il est honnête avec la vie aussi: il ne la force pas à être belle, il la trouve belle telle qu’elle est.
Réalisme parfois brutal qui s’impose à nous, mais sans le plaisir pervers et facile de celui qui aime heurter le lecteur pour lui soutirer un peu d’émotion.
Juste un souci de rester fidèle. Voilà la vie, c’est qu’elle est ainsi, par ici et ailleurs aussi, et c’est ainsi qu’il la faut conter.
Les paysages sont décrits minutieusement, avec presque toujours une métaphore ou une comparaison à l’appui.
La personnalité généralement peu complexe des personnages se trouve compensée par une humanité écrasante.
L’écriture, de par son caractère parlé, en devient langage.
Et alors, avec ces éléments-là, le lecteur se retrouve dans le lieu même de l’histoire, et non plus devant un livre, et alors il cesse d’être lecteur.
Je crois qu’on ne lit pas Ramuz. On sent, on regarde, et on écoute.
Et jamais plus, depuis ce temps-là, on n’a entendu là-haut le bruit des sonnailles; c’est que la montagne a ses idées à elle, c’est que la montagne a ses volontés.
Extrait de “La Grande Peur dans la Montagne”, C.-F Ramuz, 1925
Je ne me connais pas, je m’imagine.
Charles-Ferdinand Ramuz
Quelques liens:
Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Ferdinand_Ramuz
Archives vidéo TSR: http://archives.tsr.ch/dossier-ramuz
Page d’une adepte: http://www.crcrosnier.fr/articles/ramuz-poete.htm
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